À propos de l'étude

Le LiGLA (pour lithium gamma-linolenate acid) détruit efficacement les cellules infectées au VIH en laboratoire. Cette étude visait à déterminer si le LiGLA est sans danger pour les gens atteints d’une infection au VIH avancée et à en mesurer les effets antiviraux à court terme.

Approche de l'étude

Il s’agissait d’une étude de phase I qui visait à tester le médicament sur un très petit groupe de gens afin de vérifier son innocuité. Les volontaires ont reçu des doses quotidiennes de LiGLA au moyen d’une ligne intraveineuse pendant 14 ou 15 jours. La dose de LiGLA a été augmentée quotidiennement pour vérifier la quantité de médicament qu’il était possible d’administrer sans danger. Des tests on été effectués régulièrement en vue d’évaluer l’effet du médicament, y compris la charge virale, la numération des CD4 et autres.

Population

Douze hommes et deux femmes ont été admis à l’étude dans deux centres. La moyenne d’âge était de 41 ans. La numération moyenne des CD4 au début de l’étude était de 35.

Résultats

Une diminution significative de l’hémoglobine (substance portant l’oxygène dans les globules rouges sanguins) accompagnée d’hématurie asymptomatique (présence de sang dans l’urine) est survenue chez la plupart des patients. Les effets secondaires ont entre autres été : troubles digestifs, fatigue et maux de tête. Toutefois, aucun patient n’a abandonné l’étude à cause des effets secondaires. Une diminution transitoire (de courte durée) de la charge virale a été notée chez trois participants à mi-chemin.

Conclusion

Malgré les effets secondaires fréquents, le LiGLA peut être administré sans danger par voie intraveineuse à des gens souffrant d’une infection au VIH avancée. Si une diminution transitoire de la charge virale a été observée chez plusieurs participants, l’effet antiviral du LiGLA chez l’être humain, par opposition aux résultats obtenus en laboratoire, reste à déterminer dans le cadre d’essais cliniques de plus grande envergure.