Le Dr Mona Loutfy, investigatrice principale, et Shari Margolese, paire-coordonnatrice, de l’étude CHIWOS.

Une nouvelle étude sur les services de santé VIH spécifiques aux femmes

Peu de recherches ont porté sur les questions de santé féminine dans le contexte du VIH, même si on compte de plus en plus de femmes porteuses du virus à l’échelle mondiale et ici-même, au Canada.

Le VIH affecte tout le monde, mais il est clair qu’il touche les femmes différemment. Il y a des disparités importantes qui découlent des paramètres biologiques, de différences liées au sexe selon la société et des conditions économiques et sociales tels que le revenu, le degré de scolarité, les conditions de vies et autres.
Bénéficiant du soutien des IRSC et associée à la Collaboration CANOC (Canadian Observational Cohort; essai CTN 242), l’étude CTN 262, appelée CHIWOS (Canadian HIV Women’s Sexual and Reproductive Health Cohort Study) est une collaboration multicentrique communautaire, qui cherche à combler ce fossé au Canada.
« Les membres de la communauté, les chercheurs et les prestateurs de services seront ainsi appelés à se rassembler pour apprendre à mieux comprendre de la bouche des femmes VIH-positives les défis auxquels nous faisons face pour accéder aux soins », affirme Shari Margolese, paire-coordonnatrice de l’étude et membre du Comité consultatif auprès de la communauté du Réseau.
Dirigée par les docteurs Mona Loutfy, du Women’s College Hospital de Toronto, Robert Hogg, du BC Centre for Excellence in HIV/AIDS, Angela Kaida, de l’Université Simon-Fraser, et Alexandra de Pokomandy, de l’Institut thoracique de Montréal, l’étude CHIWOS réunit 29 co-investigateurs et 25 intervenantes communautaires pour évaluer les disparités concernant les services de santé accessibles pour les femmes porteuses du VIH.
« Les femmes VIH-positives au Canada ne forment pas un groupe homogène », affirme le Dr Mona Loutfy. En Colombie-Britannique, la prévalence est la plus élevée parmi les femmes d’origine autochtone, les toxicomanes et les travailleuses du sexe. Au Québec et en Ontario, elle est la plus élevée chez les femmes d’origine africaine et antillaise. Selon la chercheuse, cela souligne la nécessité de comprendre le rôle du racisme, de l’héritage colonial, de l’homophobie, du « classisme » et du sexisme dans l’accroissement de la vulnérabilité au VIH et leur impact sur les soins de santé offerts aux femmes porteuses du VIH et permettra d’apporter les correctifs nécessaires.
Le recrutement de femmes VIH-positives de 16 ans et plus en Colombie-Britannique, en Ontario et au Québec (et éventuellement ailleurs) commencera en mars 2012.

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